Mercredi 4 juillet 2007
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ouech----seville-r.jpg

  
Comme vous le savez peut être j'envisage (de façon assez certaine d'ailleurs) de bouger aux Etats-Unis l'année prochaine. Ma motivation première étant d'aller visiter la capitale mondiale du jazz: New York!
Mon vieux camarade  Adrian (saxophoniste soprano et alto) s'est joint à moi dans cette idée et nous sommes en train de nous donner les moyens d'y arriver.
Plutôt que de passer 3 mois à Paname à bosser dans un resto (genre le Brespail par exemple...), nous avons décider de joindre l'utile à l'agréable et d'aller exporter notre musique de par l'Europe.
C'est connu :le jazz ça paye pas, les patrons des clubs sont tous des enculés d'exploiteurs, par conséquent nous avons décidé de prendre notre destin en main et d'aller chercher le public la où il se trouve: dans la rue... 
Voila donc 1 mois que nous sillonnons les routes d'Europe en proposant à notre public en liesse une formule unique en son genre : un duo vibra (bergerault pourri) soprano. D'ailleurs la musique commence à prendre forme même si il est affligeant de voir qu'on gagne 4 fois plus à la minute en jouant "petite fleur" avec un vibrato archi démodé à Nice  qu'en jouant 'Round Midnight en y mettant tout notre coeur. On essaye donc de doser de manière à faire des thunes et à se faire plaisir quand même.
Malgré la guerre avec les roumains qui ont clairement décidé qu'ils faisaient la loi dans la rue au niveau de la musique, on s'en sort plutôt pas mal : on vend des disques par dizaines et on ramasse du cash
Nous sommes actuellement en train de quitter l'Espagne qui est un bien beau pays même si on galère grave avec la langue et si les gens donnent 2 fois moins qu'en France. (J'adore les mecs avec leur gros cigare et leur whisky qui te donnent 20 cents en pensant te faire plaisir alors que l'étudiante d'à côté viens de te filer 2€).
Bref, nous avons donc commencé notre périple par la côte d'Azur : premier jour à Aix en Provence (petite manche interrompue par la pluie) puis direction St Tropez où on pensait s'en mettre plein les poches : après 3 mesures la Police est gentillement sortie de nulle part pour nous invitersquatte-seville-r.jpg à quitter la ville ce que nous avons fait sans nous faire prier.
Nous avons ensuite atterri à St Maxime après avoir discrètement squatté un camping pour prendre une douche (dormir dans la voiture c'est bien mais ça a ses limites...).
Les 2 semaines qui ont suivies étaient bien différentes : mon parrain nous a gentillement prêté sa grande villa avec piscine, jacuzzi, ping pong, baby foot, piano, 2 Picasso originaux, etc... à Antibes et nous avons eu beaucoup de mal à en partir. Nous allions jouer tous les jours à Nice où on s'est fait pas mal de potes.
Nous sommes ensuite passé dire bonjour à la famille en Ariège, puis avons fais le plein en Andorre (le pays où la vie est moins chère...!) pour atterrir en Espagne à Barcelone. Là, nous avons passé une soirée très sympa mais il nous a été impossible de jouer car sans authorisation, les flics confisquent les instruments pour de vrai...
Nous avons donc joué ensuite à Tarragona où on a failli se faire taper tous les CD par des gamins qui trouvait la pochette très à leur goût, puis à Valence où ça aplutôt pas mal marché mais où on a fait la connaissance d'une sorte de Winnie the Pooh version roumaine qui nous menacait de revenir avec sa bande (porcinet, tigrou etc...) nous éclater la gueule si on continuait à jouer mieux que lui en gros. enfin bon...
Nous sommes ensuite allés à Grenade :très jolie ville :ça fait 2 fois dans ma vie que je vais à Grenade sans visiter l'Alhambra c'est un peu la honte.
manche-lyon-R.jpgA séville, nous avons passé une soirée mémorable dans une bodéga telle qu'on peut l'imaginer en croyant en rajouter: des mecs jouent le flamenco en criant leur tristesse à qui veut bien les entendre pendant que des espagnoles tapent des mains, dansent où s'éventent avec leur "abanico". Contrairement à ce que je croyais c'est encore comme ça chez les jeunes et tant mieux.
Ce qui m'a surtout beaucoup plu (s?) c'esr de voir qu'il existait un background culturel rythmique chez tous ces gens et ca ça manque un peu à Sarkoland... tout le monde connait les rythmes de la Buleria (cycle de 12 temps qd même) du tango, de  la sevillana, etc...
Bref nous avons passé les 2 derniers jours à Madrid où s'est vraiment la guerre avec les roumains et puis les grandes villes ca agresse un peu. Il est donc 3H40 du mat et nous roulons vers l'andorre pour ensuite tracer en Suisse, en Allemagne, en Norvège, Danemak et Suède pour redescendre rejoindre les "crevards" en grèce fin Août, puis bateau Italie, France avion States etc...
Allez, la bise à tous, et si vous hésitez à faire le même genre de trip, n'hésitez plus allez-y, on  a tout le temps de se faire chier dans un train train quotidien plus tard.
 
Buena Suerte, Hasta Luego
 
par Jacques et Adrian
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Samedi 7 juillet 2007
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par Jacques et Adrian
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Samedi 7 juillet 2007
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Samedi 7 juillet 2007
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voiture
envoyé par keujfromparis
par Jacques et Adrian
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Lundi 9 juillet 2007
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Wanted-encadr--.JPG

par Jacques et Adrian
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Lundi 9 juillet 2007
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Hallo tout le monde
 
 
Bon ben voila , comme je vous le disais dans mon dernier mail, on se dirigeait vers la Suisse... Entre temps on a quand même fait une bonne halte (genre 3 jours) à Lyon où Juliette (la copine de Sammy de Nanterre pour ceux qui connaissent) nous a gentiment hébergé.
Je vous cache pas que j' ai retrouvé la mère patrie avec plaisir ( Ah!! les croissants français..., les gens qui parlent une langue intelligible et qui donnent des sous généreusement... les rues dans lesquels on a le droit de venir en voiture et même de s'y garer...). Bon, ceci dit c'était pas l'idée de squatter en France alors  après avoir passé pas mal de temps devant l'ordi à créer notre blog : http://ondaroad.over-blog.com nous nous sommes arraché vers le pays du chocolat.
La-Suisse-c-est-moche-r.jpgNotre destination était Lausanne où nous devions retrouver Mumu (une copine de feu mon frère pour ceux qui connaissent), ceci dit le festival de jazz in Montreux étant à 30 bornes de Lausanne nous avons décidé d'aller y tenter notre chance. Bien mauvaise idée! le festival crée une telle effervescence dans la ville qu'il est impossible de se garer à moins de 3km du centre ville, or "3km à vibra, ça use, ça use, 3km à vibra ça use ce dernier"... Nous nous sommes également dit que dans une ville dans laquelle il y a du jazz gratuitement partout, les gens seraient certainement moins enclins à alléger leurs portefeuilles qu'ailleurs. Nous nous sommes donc rabattu sur Lausanne, où il n'est pas plus simple de trouver une place.
Entre l'Espagne et la Suisse ils commencent à faire chier avec leur politique de ville propre où t'es pratiquement obligé de raquer un parking souterrain si tu veux sortir de ta caisse un jour ou l'autre : outre le fait que la colonne "parking" n'existe pas dans notre budget, notre activité nous oblige à rester pas trop loin de la voiture (quoique le vibra commence à en avoir fait pas mal des bornes...).
Après une crise de nerf en bonne et due forme nous avons décidé de sillonner les rues piétonnes en voiture, de poser cette dernière devant une terrasse et de jouer. C'est ce que nous avons fait et ça a plutôt pas mal marché. Les gens payent en franc Suisse et sont plutôt généreux. Nous avons ensuite terminé la soirée dans la boîte du café devant lequel nous avions joué (le bleu lézard) qui, comme toute boîte qui se respecte passe de la musique de merde...
Pour la nuit, Mumu nous a gentiment dispensé de chercher un coin où poser la voiture en nous prêtant son box, et nous a même laissé croissants, pains au chocolat et café pour aller avec la douche du matin :MERCI MUMU!!!. Keuj-billard-r.jpg
Nous avons ensuite décidé de bouger vers la capitale :Bern. mais le séjour en Suisse semblait déjà quelque peu compromis car il a plu toute la journée. Il faut savoir que nous étions parti de Lyon le jour où nous sommes parti précisément parce que la météo annonçait "plein soleil" pour samedi/dimanche. Et beh je peux vous dire que la Suisse un dimanche sous la pluie n'a rien a envier à Paris en hiver un mardi soir à 2H00 du mat... :c'est moche, c'est gris, c'est bien rangé, c'est pas fun, y a personne dans les rues, c'est cher, c'est pas bon... bref... heureusement que la route de jour nous a permis d'apprécier les paysages vallonnés et le lac. Nous avons cependant été très déçu ne pas croiser une seule vache violette avec écrit Milka dessus.
Nous avons donc visité Bern : ses squats à Junkie à la périphérie de la ville  (où nous avons failli laisser la voiture mais tout compte fait...non) ses églises grises (peut être qu'ils vont les peindre un jour...), ses grecs à la sauce piquante et sa salle de billard car je ne vous l'ai peut être pas dit mais le billard est notre passe temps favori.
Nous voila donc dans la voiture direction Stuttgart et je vais retrouver Adrian qui est en grande discussion avec Otto, la version allemande du GPS qui a une voix nettement moins sexy Esméralda (la version Espagnole).
Prenez soin de vous et à bientôt pour de nouvelles aventures...
Jacques
par Jacques et Adrian
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Mercredi 11 juillet 2007
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Après la Suisse, quand on monte, il y a l’Allemagne.
Et en Allemagne, devinez quoi…ils parlent allemand.
Jusque là pour moi l’Allemagne c’était arte, la seconde guerre mondiale et sept années de cours avec différent professeurs.
Sept ans à m’endormir dans le fond de la classe à imaginer ce à quoi pouvait bien ressembler en vrai la Katarina dessinée un peu partout dans le bouquin.
Katarina l’hyper active. Elle passait son temps à trouver de nouvelles choses à faire, avec des mots qui lui étaient familiers.
A elle oui, mais pas à moi.
Donc à chaque fois que cette conne décidait d’aller au cinéma, faire du vélo dans le parc ou manger au restaurant, on pouvait être sur que le soir on allait se coltiner une quinzaine de nouveaux mots à apprendre par cœur, et comme si cela n’était pas suffisant, il fallait aussi les réutiliser dans des phrases avec le bon pronom selon s’ils étaient COD, COI etc…
Si la vrai Katarina avait été avec moi à ce moment là, je ne di pas, mais une fois seul devant ma feuille, je dois avouer que l’Allemagne me paraissait bien loin et le squatte chez Samy (mon pote) lui était à cinq minutes en vélo.
Bref, il me restait quand même quelques mots d’allemand et je m’en suis servit hier niki-marco-r.jpgen les mixant avec de l’anglais et du français, pour parler avec Marco, Niki et Hubert (prononcer Yuberte).
Nous les avons rencontrés à la première et seule terrasse ou nous avons joué à Stuttgart.
Ils nous ont rapidement et très gentiment proposé de dormir dans leur appartement en nous disant que cela serait certainement plus agréable que la voiture.
Comment ne pas être d’accord avec cette logique implacable.
Nous voilà donc partit pour leur chez eux.
Après une petite collation, Marco nous parle d’un pote à lui qui tient un restaurant dans lequel on devrait pouvoir jouer et passer le chapeau.
Vu que le beau temps n’a pas été au rendez-vous (l’Espagne est bien loin), les terrasses de Stuttgart n’ont pas été très rentables pour nous.
Alors pourquoi pas, cela nous permettra de jouer dans un cadre plus cool que la rue et de rencontrer du monde.
C‘était restaurant était assez classe genre Ikea avec une touche espagnole.
Ils ont l’air d’apprécier le design en Allemagne !
Le seul problème de ces grands espaces c’est que les archis d’intérieur n’ont pas du discuter souvent avec des musiciens, du coup, le son tourne la dedans pire que dans une cathédrale.
Enfin bon, ils nous offert des caïpirinhas et nous avons joué une heure ou deux, vendu quelques disques et discuté avec la serveuse pendant quelque temps.
Puis retour chez Marco, Niki et Robert.
On parle de tout et de rien, en croisant les trois différentes langues que nous connaissons tous plus ou moins, et après quelques heures, nos hôtes vont se coucher vu qu’ils se lèvent tôt le lendemain matin.
Marco pour aller bosser, il dessine des fringues, Niki pour se rendre dans l’entreprise de design ou elle fait son stage et Robert pour aller réparer les ascenseurs (il doit rendre pas mal de gens heureux celui là).
Aujourd’hui, même temps qu’hier.
On visite la ville et à la première éclaircie, on se jette sur une terrasse un peu pleine, et on joue. adrian-billard-r.jpg
Après ça, il faut manger, c’est déjà le soir (nous n’avons toujours pas réussi à nous mettre dans le rythme « normal » qui consiste à dormir la nuit et vivre le jour).
Pour le dessert, un petit concert de jazz Moldave dans un des clubs de Stuttgart, plutôt sympa.
Le type qui tient l’entée nous à entendu jouer l’après midi, du coup moitié prix pour les crevards, cool!
Avant d’arriver dans le club, nous avons cependant eu le plaisir de faire la connaissance des flics en civil de Stuttgart.
Comme partout, au premier abord, on se demande qui sont ces types chelou qui arrivent vers vous, l’air décidé à vous parler, et quand ils sortent leurs cartes on comprend qu’ils veulent vous casser les couilles.
Ce qu’ils on fait pendant près d’un quart d’heure, mais n’ayant rien à nous reprocher, ils nous ont libéré et sont allé trouver une occupation ailleurs.
Après le concert, un petit billard, l’activité du voyage.
Je gagne la deuxième manche du tournoi qui m’oppose à jacques.
Même s’il est vrai qu’il a joué de malchance, je ne peux m’empêcher de lui montrer ma satisfaction en lui scandant le score. Evidemment, cela l’énerve, et plus il s’énerve plus c’est drôle !
Nous décidons ensuite de partir pour Köln (Cologne), qui est parait il plus vivante que Stuttgart.
En voiture !
Un peu de « Rage against the machine »à donf pour évacuer la défaite au billard et roule.
Il est maintenant six heures du matin et nous sommes à trente quatre kilomètres de notre destination.
Jacques me précise que nous allons bientôt fêter les huit mille kilomètre depuis notre départ.
L’Ipod joue du Bob Marley et le soleil éclaire le ciel nuageux.
 
Salut à tous !
 
Adrian
 
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Samedi 14 juillet 2007
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Cette nuit, pas moyen de dormir.
Alors vers sept heures, je sors de la voiture.
Nous sommes sur les bord du Rhin à Cologne.
A cet endroit, le fleuve est plus large que la Seine à Paris.
Comme nous sommes à la périphérie de la ville, les berges ne sont pas recouvertes de béton.
Je regarde un instant les péniches passer.
Elles charrient le charbon et des containers de différentes couleurs.
Au bout d´un moment je décide de me diriger vers la ville. Je ne dormirai pas de toutes façons, alors autant laisser le compère Jacques roupiller tranquillement.
En suivant le fleuve des yeux, je vois Köln.
Il y a la cathédrale, ses tours noires se découpent sur le ciel gris, qui nous promet une autre journée de pluie. Dom-K--ln-r.jpg
Il y les ponts en perspectives. Certains sont en métal, d´autres en béton.
Il y en a pour le train, d´autres pour les voitures et le tram.
Il y a quelques tours d´une hauteur moyenne qui viennent ponctuer la ligne d´horizon assez basse que forment les toits en tuiles de la ville.
Plus je marche plus le brouhaha de la ville s´amplifie.
Les voitures, avec leurs conducteurs fraîchement rasés qui se rendent à leurs travail, le bruit du tram sur les rails et les gens que je croise et qui parlent dans une langue que je comprends encore mal, peut-être du film de la veille, de la journée qui s´annonce ou de la météo.
Ça y est, la ville est réveillée !
Je m´y engouffre.
 
Salut a tous
Adrian
 
 
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Vendredi 27 juillet 2007
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Vendredi 27 juillet 2007
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On venait d'acheter des percus à Amsterdam et on se dirigeait vers Hamburg...



par Jacques et Adrian
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Vendredi 27 juillet 2007
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    Depuis Cologne, nous nous sommes un peu baladés. C'est-à-dire que nous sommes allés voir ou revoir Amsterdam, nous sommes repassés par l’Allemagne en faisant une halte de quelques jours à Hambourg, puis nous avons pris la direction du Danemark pour aller rendre visite à la petite sirène de Copenhague.
Aujourd’hui, nous débarquons en Suède. Il est huit heure du mat’, le soleil est de la partie et Freddie Hubbard joue « what are you doing the rest of your life».
Sans vouloir faire de mauvais jeux de mots (enfin, un peu quand même…) : Ca roule !
 
    Amsterdam, la ville toile d’araignée, la ville à vélo, la ville des détails qui la rendent belle, la ville des coffee shops, la ville des putes en vitrine.Amsterdam-by-night-r.jpg
Nous y avons passé trois jours, fait du vélo, joué, fumé des gros pétards ce qui nous a amené à entamer un nouveau tournois : après le billard, les échecs !
C’est aussi à Amsterdam que nous avons pu écouter un bon concert de jazz au club l’Alto.
Cela faisait quelques temps que nous n’en avions pas eu l’occasion.
En effet, les clubs de jazz sont bien moins courants que les boites de nuit et nous nous démerdons toujours pour arriver le jour d’après la clôture des festivals (Amsterdam, Copenhague …).
Le troisième jour, après quelques heures de sommeil, nous sommes réveillés par le gérant du camping qui ne trouve vraiment pas correct que nous dormions dans la voiture juste à côté de l’entrée du camping (les douches ne sont pas loin).
Il nous la joue façon western : « Si vous n’êtes pas partie dans l’heure j’appelle le shérif ».
Le temps de passer au magasin de musique acheter quelques anches et des percussions, et nous roulons en direction du Danemark.
Entre la Hollande et le Danemark, il y a Hambourg.
« T’as pas faim toi ? Ouais. On s’arrête à Hambourg pour bouffer ? Ouais. »
 
    Comme dans chaque nouvelle ville, nous nous renseignons rapidement sur les endroits vivants.
Une ville quand tu n‘a pas le mode d’emploi, genre guide du routard, c’est un peu comme un jeu.
Il y a les gros points touristiques, c’est la case départ, le point de ralliement est souvent symbolisé par une fontaine.
Tout le monde s’y agglutine et s’y mélange.
Là, tu rencontres des gens de ton équipe qui te donne de nouvelles adresses et ainsi de suite…
Donc à Hambourg, le point de ralliement c’était plutôt un endroit où manger à minuit.
Une sorte de Chatelet-les Halles allemand.
La première case étant passée, nous sommes allés dans un quartier beaucoup plus sympa.
Un quartier où les terrasses des cafés sont pleines, où les boites ressemblent plus à des squatts d’artistes qu’à des dpetite-sir--ne-1.jpgiscos et où les murs sont recouverts de grafs. Un petit avant goût de l’ambiance berlinoise ?
Nous nous y sentions bien, donc nous avons décidé de garer la maison pour quelques jours.
Nous y avons croisé des musiciens de rue danois, un guitariste chanteur pas très sûr de lui, des connards qui foutent de la tech à donf par leur fenêtre pendant que l’on joue et deux petites miss de Toulouse, qui avaient l’air de plus apprendre sur les galères de la vie lorsque tu voyage, que sur les subtilités de la langue allemande, ce pourquoi elles étaient venues en premier lieu.
Nous étions partis pour rester !
Mais comme dans beaucoup de villes du nord un élément nous a poussé à partir : la pluie.

En route donc, direction plus au nord (je sais c’est pas logique) : Copenhague.
 
    Nous n’y sommes restés que trois jours (ou devrais-je dire trois nuits).
La ville n’est pas très grande et les nuits assez calmes.
Nous y avons quand même rencontré des rockeurs italiens qui voyageaient et jouaient dans la rue (quelle drôle d’idée !)et de jeunes Suissesses qui faisaient leur premier voyage sans les parents.
C’était aussi le début des prises de tête sur les conversions du kroner vers l’euro.
Question musique nous avions encore raté le festival de jazz à un jour près, un des clubs de la ville était en travaux et l’autre fermé.
La pluie (encore), était elle bien présente, du coup, nous nous sommes mis en route pour notre prochaine étape : Stockholm.
 
 
Salut à tous !
 
Adrian
Vendredi 3 août 2007
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thanx3.jpg

par Jacques et Adrian
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Vendredi 3 août 2007
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Je reprends la plume pour vous donner quelques nouvelles de notre périple nordique.
Nous sommes actuellement à Stockholm en Suède, pays qui s’est pour l’instant montré on ne peut plus accueillant…
Le dernier article (celui d’Adrian) date de notre départ de Copenhague, laissez moi donc vous raconter nos aventures Stockholmoises…
Cela fait maintenant presque une semaine que nous sommes dans la capitale Suédoise et nous commençons à prendre racine.
La grande différence entre cette ville et les autres lieux que nous avons traversés, est qu’ici nous avons rapidement rencontré des gens (des vrais avec des maisons et tout…) et mine de rien ça change pas mal de choses.
Notre premier contact avec Stockholm fut un peu particulier puisque nous sommes arrivés après une nuit blanche. Peut être devrais-je dire une nuit ensoleillée car à notre grande surprise, le soleil s’est levé à 3H00 du matin comme c’est toujours le cas ici … je dois admettre que c’est assez impressionnant…
bateau-mexicain-stockholm.jpgAinsi nous n’avons pas fait grand-chose à part essayer de nous recaler (c’était l’idée de la nuit blanche : la veille nous nous étions levé à 19H15 et avons pensé qu’il était temps de reprendre un rythme normal… je vous le dis tout de suite ça a pas marché… on a tenu un jour et puis rebelote sur les rythmes inversés…)
 Bref après avoir lutté contre le sommeil toute la journée, joué sur une grande place où nous n’avons pas gagné grand-chose (et pour cause même Adrian pouvait sentir que mes baguettes paraissaient peser 50Kg chacune), fais un billard au rythme endiablé, nous avons fini par regagner nos pénates… nous avons choisi pour cela de garer la maison près de la mer, à côté des bateaux. (Nous avons été gâté, il ya une « big ship race » ou un truc comme ça à Stockholm re-parenthèse : une « course de gros bateaux » pour les non anglophones re-re-parenthèse : mes parents par exemple)
La journée du lendemain a été pour ainsi dire assez mauvaise :
Premièrement il pleuvait : donc impossible de jouer, deuxièmement nous avions déjà dépensé l’argent gagné la veille et n’avions plus de Kronor (la monnaie d’ici).
La voiture est pourtant pleine d’euros, de francs suisses et de Kroner Danois mais plus de Kronor et comme un malheur n’arrive jamais seul c’est bien sûr ce jour la que ma carte bleue a décidé de ne plus fonctionner… Nous avons donc réussi à survivre tant bien que mal avec les quelques Kronor qu’Adrian a réussi à retirer de son compte déjà presque à sec.
Nous étions samedi (enfin du moins on croyait car il y a eu une faille temporelle d’un jour cette semaine, je crois que c’est un lundi ou un dimanche qui est tombé dedans) et voulions en profiter pour sortir… Ici malheureusement tout est payant et ceux qui me connaissent savent que je peux passer une soirée entière à chercher une fête gratuite sans rien trouver (eh les crevards, rappelez vous les soirées à Quai de la gare DEVANT la Guinguette Pirate ou le Batofar sans jamais rentrer parce que :  « pas moyen de payer l’entrée ») .
Nous avons donc vécu notre première vraie tension avec Adrian (2 mois sans embrouille c’est quand même respectable…)
Après un petit verre à la voiture nous nous sommes quand même résolu à payer les 7€ nécessaire pour rentrer dans la boîte la plus proche : le Kiki’s.boite-stockholm-4.jpg
Le Kiki’s est un lieu qui réveille les instincts animaux : c’est une boîte où on passe de la musique de merde (comme toute boîte qui se respecte) mais où les clientes prennent un malin plaisir à se montrer en spectacle sur un podium équipé de barres façons rame de métro, qui prennent clairement un caractère phallique au contact de ces jeunes suédoises affriolantes.
Après avoir lutté avec moi-même pendant 10 bonnes minutes, j’ai fini par rejoindre le peloton des gros connards qui arrêtent de danser, de boire et de parler pour profiter du spectacle.
Petit détail important : en Suède tout est non fumeur y compris les boîtes et les clubs de jazz, ça fait bizarre : impossible de boire un verre et de fumer une cigarette en même temps… et c’est pour bientôt en France.
Bref… la bonne partie de la Suède arrive après…
Le lendemain donc, après avoir passé la nuit dans le parking/jardin d’une sorte de monument historique (c’est toujours marrant de sortir d’une kangoo en Caleçon à 14H00 au milieu des touristes..) nous sommes partis pour aller jouer vers Gamla Stan (l’île du milieu et accessoirement le vieux centre de Stockholm).
Sur le chemin nous avons croisé un club de jazz appelé le Stampen où nous savions qu’il y avait une jam session le jour même. Je me suis donc arrêté afin de me renseigner sur les horaires de la jam mais en fait c’était là, maintenant, tout de suite.
Nous sommes donc allés jammer (Adrian au sax, moi au piano et mélodica) sur de la funk et avons passé un agréable moment qui nous a également permis de rencontrer des gens.
Nous sommes ensuite allé jouer sur une place très sympathiques (calme, mignon, des restos partout…) et avons sacrément bien joué ce jour la. Ceci nous a permis de rencontrer toutes les personnes décisives jusqu’à présent : Joy (une chanteuse de Soul/R&B/Jazz) et 3 suissesses (Astrid, Reculo et Katarina).
Nous avons donc pris un verre avec les suissesses qui nous ont ensuite proposé de venir jouer le mardi suivant pour une fête que Katarina organisait à l’occasion de son départ de la cité U.
Nous avons ensuite rejoins Joy dans une fête où elle nous a présentée 2 de ses charmantes amies : Frida et Paulina.
Après cette sympathique soirée, nous avons fini par dormir chez Joy.
Keuj-joy-et-adrian.jpgLe lendemain nous avons passé une partie de la journée chez elle, puis rejoué, puis re fait la fête, puis re-billard, puis re-dodo chez Joy.
Le lendemain, journée RAS si ce n’est que c’est la seule nuit que nous avons passé dans la voiture en une semaine, nous avons profité pour y faire un peu de rangement…
Le surlendemain, donc le fameux mardi où nous devions jouer à la cité U, nous avons fait notre manche quotidienne puis sommes allés à cette fête et là ça a continué à être de la balle puisque d’abord tout le monde a kiffé la musique et puis surtout on nous a dit qu’une chambre était libre et que nous pouvions la prendre car elle devait « certainement »rester vide pour 2 semaines. Nous avions donc une chambre avec clef dans une cité U toute aménagée avec une pièce commune, grande cuisine, télé, plein de jeunes de tous les pays etc.
 On nous a dit qu’on pouvait également laisser la voiture la où elle était. Bref nous nous sommes endormis, nageant en plein bonheur. Mais nous fûmes réveillé par une voix féminine « I’ve got the key of room, I think it’s mine » Oh merde, nous avons donc quitté la chambre… nous sommes allés à la voiture : amende : 450 Kr…OK… tout va bien.
Nous sommes restés dans la cité U pour profiter du lave linge gratuit quand j’ai croisé Béatriz, une portugaise rencontrée la veille lors de la fête, qui nous a dit qu’une autre chambre était libre au deuxième étage.
Voila donc maintenant 3 jours que nous sommes chez nous dans cette cité U d’où je vous écris (notamment parce qu’il flotte dehors).
Nous avons un concert avec Joy samedi (demain) soir, et je pense que nous allons ensuite entamer la deuxième partie de notre voyage : le retour vers le Sud, direction la Grèce : « Soleil nous voila »…
Voila voila, il y a aurait encore beaucoup à dire, mais si vous avez réussi à arriver jusque la c’est déjà pas mal…
Je vous embrasse tous, portez vous bien
Jacques.  
par Jacques et Adrian
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Lundi 27 août 2007
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Già Soù de Grèce

 

Avec beaucoup de retard voici enfin des news de la tournée.

Notre transformateur allume cigare/prise 220v nous ayant lâché il y a déjà quelque temps nous n’avons pu rédiger d’article depuis Stockholm.

A l’heure où je vous parle nous sommes en Grèce, sur la route pour Nea Fokea où nous devons rejoindre Nader, Flo, Pat et Daves…

Aux dernières nouvelles donc, nous étions à Stockholm dans une phase plutôt « up » : tout allait bien, on avait des potes, un concert le lendemain dans un café, une chambre à disposition dans la cité U, de la thune….bref, le pied quoi…

Mais nous commençons à bien comprendre ce principe du yoyo propre à la vie qui consiste à tomber très bas pour mieux pouvoir remonter et vice-versa.

Ainsi, le jour de mon dernier article, nous allons répéter chez Joy et passons une soirée très sympathique avec Joy et une copine à elle extrêmement charmante : nous jouons au billard et finissons la soirée dans le studio de repet.

Une repet, nous en avions une le lendemain matin, juste avant le concert : Adrian dort donc dans le studio et moi dans la voiture : excellente nuit… Mais le lendemain matin, les emmerdes commencent… Je sors de la voiture réveillé par Adrian à 13H15 (la repet était à 13H00, on avait du se coucher vers 8 ou 9H), vais vers la portière avant afin de choper la bouteille d’eau, mais je réalise que la porte est fermée à clef (normal je ferme toujours quand je dors, notamment en ville) je me dirige donc vers le coffre (d’où je venais de sortir) qui s’était refermé mais pas à clef et j’entends :… « clic »… : le putain de système de fermeture automatique de la caisse quand une porte a été ouverte alors que la voiture était fermée… Inutile de préciser que la clef était à l’intérieur et les fenêtres fermées.

Heureusement j’avais pris la peine de m’habiller avant… Ah-enfin----.jpg

J’appelle Adrian de l’autre bout de la rue : « Mec, c’est la fin du monde » (ah oui j’ai oublié de préciser que depuis quelques temps nous n’avons plus qu’une clef de cette putain de caisse)

Les instruments étant déjà  dans le studio depuis la veille, nous décidons de répéter (le bassiste s’étant déplacé et le concert n’étant que dans quelques heures…).

Après la répet -commencée, fatigués, de mauvaise humeur et sans café- nous décidons de nous attaquer au problème de la voiture : Muni de baguettes en bois, et d’un outil de jardinage nous essayons désespérément d’ouvrir le coffre...  Malgré nos efforts pour ne pas abimer la voiture nous éclatons un peu la peinture et la tôle sans pour autant ouvrir la voiture.

Nous décidons de limiter les dégâts et de remettre ça à plus tard.

Nous partons donc pour le concert avec la Volvo du bassiste (dans laquelle nous avons quand même fait rentrer un vibra, une contrebasse, un méga ampli basse, un sax et 3 personnes…).

Une fois arrivé là bas, Joy, qui avait été jusque là la meuf la plus cool du monde commence à se montrer relou parce que stressé par le concert. Elle prend la tête à Adrian qui voulait simplement boire une bière avant le concert (genre pas d’alcool au taf : « eh, on joue du jazz, miss !)

Bref, le concert se passe pas si mal pour un truc pas assez répété…

Nous pensions passer le reste de la soirée avec Joy et ses copines mais elle nous fait comprendre qu’elle voudrait rester avec ses copines… bon… on dirait que cette histoire de concert à cassé quelque chose.

On se retrouve donc, vers 23H00 devant le café, avec un vibra et un sax sur le dos et pas de voiture. Le bassiste (Russe) nous ramène gentiment au studio où nous déposons les instruments, buvons un coup avec lui puis rentrons à la fac…en métro.

Le lendemain, il fallait résoudre cette putain d’histoire de voiture : nous allons donc en ville (toujours en métro) et passons une bonne partie de la journée à éclater la caisse (désolé maman).

Après plusieurs heures, nous étions désespérés… (Renault Kangoo c’est pas une voiture terrible mais tu risques pas de te la faire braquer à moins de casser un carreau…)

Nous rencontrons un gars dans la rue qui nous aide à arrêter une autre Kangoo qui passait par la (ça court pas les rues à Stockholm les kangoos…) afin de regarder où se trouve cette putain de poignée, et le gars nous donne le numéro de Renault Assistance (tiens on y avait pas pensé…)

Je vous passe les détails administratifs, il se trouve que Renault pouvait résoudre le problème gratuitement sans éclater la caisse.

Bref à 22H20, le dépanneur de Renault assistance avait ouvert la voiture (en passant quand même une bonne ½ heure dessus).

L’avantage avec les galères c’est qu’après on apprend à se réjouir des choses les plus simples genre « je suis à l’INTERIEUR de ma voiture J ».

Sur ce : billard pour changer et dodo fac.

Le lendemain, on avait le sentiment d’avoir fait ce qu’on avait à faire à Stockholm et décidons de partir non sans avoir fait un peu de thunes pour payer le voyage. Nous allons donc faire une manche, organisons une bouffe à la fac pour remercier Kate et prenons la route pour Berlin.

Nous avions un bateau à 8H00 au port et arrivons comme de juste à 8H02. Nous décidons de dormir un peu en attendant le bateau de 12H30, mais vu que plus d’électricité : plus de batterie dans le portable donc plus de réveil. Nous demandons donc à un camionneur polonais de   nous réveiller à temps : lui ne parlant ni anglais, ni français, ni espagnol, ni allemand, Adrian lui dessine un rébus avec un bateau un réveil et 2 gars en train de dormir dans une voiture avec des zzzzzzzz au dessus… le pire c’est qu’il a compris et nous a réveillé à temps.

Nous avons donc pris le bateau puis roulé jusqu’à Berlin où notre première étape a été le KFC (oui on mange très sain cet été…).

A Berlin nous avons pas mal squatté les clubs de jazz notamment le A Trane où nous avons vu un concert pas mal mais pas top et fais une jam où on a plutôt pas mal joué. La veille nous sommes allés à une autre jam : au B flat, où le trio qui animait la jam était terrible. Il s’agissait d’un trio Ténor, contrebasse, batterie plutôt free vraiment énorme, de plus le cadre était sympa, l’entrée gratos et les consos pas hors de prix...

Sinon niveau jouage dans la rue, on n’a pas trouvé de coin vraiment terrible, on a joué à Neu Promenade où nous avons réussi à assurer notre minimum vital.

A Berlin toujours, Adrian a eu la brillante idée d’aller chez le coiffeur… il s’est trouvé à Pakistanais à 10€ qui lui  a fait une coupe à moitié punk qui n’était pas à son goût, du coup môssieur a terminé le travail tout seul et s’est vraiment fait une tronche qui passait nickel dans le Berlin underground (cf. photo).

Après Berlin on n’avait toujours pas décidé si on passait par les Balkans ou par l’Italie, on se dirigeait donc vers Prague en remettant notre décision à plus tard.

Nous arrivons donc à Prague vers 22H00, garons la voiture dans le centre sur ce qui ressemblait à des places de parking autorisées (lignes bleues, panneau bleu avec écrit P et plein de voitures garées) et allons explorer la ville.

En revenant à la voiture à 3H00 du mat, nous retrouvons un putain de sabot sur la roue arrière…

On appelle donc les flics, payons l’amende de 40€ (ce qui n’est pas excessif pour un sabot) et commençons à avoir une dent contre cette ville dont l’architecture rappelait en plus un peu trop la belle au bois dormant…

On décide donc de s’arracher, squattons un grec avec connexion wifi  pour décider de notre prochaine destination et tombons sur le site « parano.com » qui est en fait le site du ministère donnant son avis sur la sécurité de chaque pays du monde (http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/index.html )… si on regarde ce site avant de partir en voyage, on va plus nulle part…

Notre seau à thunes étant déjà vide depuis plusieurs jours nous décidons de passer par l’Italie car il semble plus probable de faire du fric chez Materazzi que chez Milosevic (ce qui reste à prouver).

Nous faisons donc le plein de cigarette en république tchèque (2,20€ le paquet), en cachons une partie dans la roue de secours, et traversons l’Autriche jusqu’à l’Italie.

Nous nous arrêtons dans une ville balnéaire au Nord Est de l’Italie et investissons la place : l’argent coule à flot, les Cd se vendent bien et la rue dans laquelle nous mangeons notre pizza ressemble à un podium de défilé de mode. Nous mangeons donc sans échanger un mot, le regard rivé sur la rue et le sourire aux lèvres.

Le lendemain nous partons pour Venise : là, nous passons notre premier jour en touriste lambda puis, jouons un peu sur une petite place.

Ceux qui connaissent Venise peuvent imaginer la galère que c’est d’aller jouer avec un vibraphone.

D’abord, il faut se garer dans un parking à 21€ la journée, puis rentrer dans la ville à proprement parlé où la rue ne se prête pas du tout aux courses de vibra et est constamment jonchée de ponts (après tout c’est ce qui fait le charme de la ville…)

Nous jouons donc sur cette petite place, certes pas idéale mais proche de l’entrée de la ville. Nous n’y faisons pas fortune mais le patron du resto d’en face nous offre une bouteille de vin blanc et nous faisons la connaissance de 2 petites allemandes qui nous offre douche et hospitalité pour la nuit dans leur Hôtel. Ceci nous permet d’apprécier le ciel étoilé de Venise sur le toit en tuile d’un bâtiment vénitien : plutôt sympa comme souvenir… 

IMGP1596.jpg


Le lendemain, après s’être fait carotter par un commerçant local qui nous fait payer 18,50€ notre petit déjeuner, nous allons jouer sur une place nettement plus lucrative à côté de l’université.

Là, en plus de renflouer efficacement les caisses, nous nous retrouvons dans un endroit idéal pour jouer : calme, charmant, peuplé de gens plutôt amateur d’art donc susceptibles d’apprécier notre musique et donnons donc de plutôt bonnes prestations.  

De plus, nous y faisons des rencontres intéressantes :

-le type qui organise le festival de jazz à Foix en Ariège,

-Daniel Soutif : grand amateur de jazz, ayant écrit de nombreux articles dans jazz magazine et connaissant personnellement nombre de nos idoles

-Charlène et Fanny, 2 charmantes lyonnaises dont la première venait de passer un an à Venise et travaillait dans l’action culturelle.

Ces 2 dernières nous convient à un dîner dans une maison vénitienne en compagnie de leurs ami(e)s.

Une bonne soirée s’annonçait en perspective, riche en rencontre voir plus si affinité… on se sentait vraiment aux anges… mais suivant le principe du yoyo expliqué plus haut tout est, bien entendu, parti en couille… Nous restons à discuter avec Daniel Soutif qui est un passionnant conteur, et qui en plus nous payait des coups, et ratons l’heure du RDV avec les demoiselles. Ainsi, nous passons une partie de la soirée à gueuler dans Venise « Charlèèèèèène, Fannnny !!!! » mais à notre grand désespoir nous ne les avons jamais retrouvées.

Nous décidons donc de revenir au parking avant qu’il nous débite les 21€ de la journée du lendemain et finissons par quitter Venise.

Nous allons ensuite à Rimini, ville balnéaire pas très intéressante où l’occupation des jeunes le soir, consiste à aller en boîte. Après s’être fait virer de la plage privée qu’on squattait pour jouer au ping pong et au basket sans raquette et sans ballon de basket mais avec une balle en plastique dégonflée de 5cm de diamètre et après avoir manqué de se faire voler le sax sur la plage par un voleur qui s’est pris pour un G.I. dans le désert Irakien (le type a bien du ramper 20m pour se retrouver sous notre transat où était posé le sax).

Le lendemain nous avons rejoins nos potes Samy et Juliette, qui passaient leurs vacances en Italie, dans la région du Chianti. Ils nous ont réveillé avec croissants café et Diam’s puis nous sommes allés prendre des cafés à quelques km de là. 

Nous sommes ensuite allés à San Geminiano, petit village médiéval très charmant et très touristique qui aurait pu devenir un putain de Jackpot pour nous si une flic n’était pas venu nous interrompre à la 40ème mesure du premier morceau… (ces 40 mesures nous avaient rapporté 15€ alors j’ose même pas imaginer si on avait pu rester plus longtemps…)IMGP1692.jpg

Alors direction Florence où nous n’avons pas pu jouer non plus.

Après avoir passé la journée à essayer de trouver un endroit où faire de la musique dans la région nous avons finis par dépenser l’argent que nous n’avions pas gagné dans un resto à 44€ malheureusement pas terrible (pour une fois qu’on s’offre un vrai resto ça fait chier…)

Après ce repas nous nous sommes mis en route pour Pise où des flics ont eu la brillante idée de nous contrôler à 4H00 du matin sous la pluie battante alors qu’on était tranquillement en train de jouer aux échecs dans la voiture. Au final ces connards n’ont rien trouvé à nous reprocher mais semblaient avoir pris un bain tout habillé.

Nous sommes ensuite allés à Rome où nous avons visité et fait imprimer de nouvelles jaquettes à CD car nous en avons quand même déjà vendu la bagatelle de 200… !

Nous sommes ensuite allés à Latina puis à Nettuno où nous avons passé la soirée avec des jeunes du coin pour qui France = Zidane/Materazzi comme la moitié des italiens à qui nous avons parlé d’ailleurs (entre nous soi dit, heureusement qu’ils ont gagné cette putain de coupe du monde sans quoi le coup de tête de Zizou serait certainement moins bien passé.)

Nous avons ensuite trouvé une petite place charmante où nous décidons de jouer le lendemain ce que nous avons fait avant de prendre la route pour Bari, le port où nous avons pris le bateau pour la Grèce.   IMGP1930.jpg

Encore plus que d’habitude je remercie et félicite ceux qui auront réussi à lire jusqu’au bout… j’essaierai à l’avenir de ne pas avoir à raconter un voyage d’une telle distance (Suède-Grèce) en une seule fois.

La bise à tous. Et « que la force soit avec vous ».

par Jacques et Adrian
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Lundi 27 août 2007
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De la Suède à la Grèce, cela fait du chemin et des aventures.
Le compère Jacques n’a pas pu tout relater…
Notamment sur le bateau, la rencontre musicale avec des musiciens turque.IMGP1865.jpg
Lorsque j’ai pris mon sax pour jouer avec eux cela a donné un truc du genre :
(Moi) Putain, c’est pas mal leur musique, ils jouent bien ces gars !
(Eux)  Tiens il s’incruste, mais il a l’air de savoir jouer !
(Eux et moi) Sur quelle musique on va pouvoir se retrouver ?
Et bien figurez vous que la musique qui comportait le plus de points communs entre l’occident et l’orient c’était la musique bretonne !
Alors je suis allez fouiller dans ma mémoire du côté des soirées de chez nounours à Dinan, et des quelques festnoz où j’ai mis les pieds.
Appris deux ou trois mélodies de leur folklore sur le tas et avec tout ça nous avons réussi à jouer.
Ce qui m’amène à un autre point. Ce soir là, il y avait du monde qui écoutait, des touristes, des membres d’équipage.
Et bien c’est un des trucs mortel avec la musique, c’est que lorsque l’on arrive quelque part pour jouer on n’est pas simplement spectateur de l’endroit, on participe au bordel.
Et bien dans le rapport aux gens cela change pas mal de choses et cela ouvre pas mal de portes, parce qu’il y a échange.
 
Donc : Vive le voyage musical !
 
Comme vous le verrez sur les photos, pour le moment, la Grèce c’est plage, plage et plage.

Et là pour le coup, question températures, pas de points communs avec la Bretagne.
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Salut à tous.
 
Adrian
par Jacques et Adrian
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Vendredi 19 octobre 2007
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Chers gens...
Que de temps passé sans donner de nouvelles...
A vrai dire, depuis notre dernier article nous avons pris racine en Grèce.
Voila maintenant  plus d'un mois que nous sommes dans le pays qui a vu naître la démocratie, a couvé notre culture et notre langue.
La Grèce constituait la seule étape planifiée de notre périple européen puisque nous devions y rejoindre les crevards : Nader, qui travaillait là bas, ainsi que Flo, Daves, et Pat (nous devions également y retrouver p'ti Franck qui n'a malheureusement pas pu venir pour de tristes raisons familiales...).
Nous sommes donc arrivé a Igoumenitsa autour du 25 août. Le voyage entre Bari et Igoumenitsa fut riche de rencontre avec une troupe de musiciens et danseurs traditionnels turques revenant d'un concert en Espagne, comme Adrian l'a déjà mentionné je crois.   
Du coup, nous sommes arrivés au petit matin (5H00 du mat) sans avoir beaucoup dormi. Nous avons donc pris la route pour Halkidiki (ce qui reviens grosso modo a traverser toute la Grèce...) et nous sommes arrêtés prendre un peu de repos au bord de cette belle route de montagne ensoleillé.
Les routes de Grèce au début ça surprend: ils annoncent certains virages dangereux qui ne le sont pas des masses, par contre ils se dispensent d'en annoncer certains qui rappellent pourtant certains jeux vidéos de F1...
Nous avons ensuite rejoins l'autoroute et une fois de plus nous avons pu constater qu'il n'y a vraiment qu'en France que ça coûte une fortune d'utiliser l'autoroute (et je crois que c'est pas parti pour s'arranger puisqu'ils parlent de privatisation...)
Bref, nous sommes arrivés en fin d'après midi à Nea Fokea où nous avons pris un bon bain chaud dans la mer Egée (celle ou un con de roi s'est jeté dans la mer pour un malentendu si je me rappelle bien...).
Nous avons ensuite fini notre nuit sur la plage et avons été réveillé par Flo, Daves et Pat.
Pour une fois, une vrai maison (ou plutôt un appart) nous attendait. Nous avons donc pris nos marques chez Nader puis avons passé notre première soirée grecque au bord de la mer.
Notre séjour a Fokea nous permis de retrouver nos potes ce qui fait quand même super plaisir parce que notre seul référence à nos vies antérieure se réduisait alors à Adrian pour moi et moi pour Adrian depuis déjà 3 mois mais ne fut pas très lucratif au niveau musical: nous avons joué sur la place du village à Néa Fokea puis dans un autre village appelé Afitos à quelques kilomètres de là mais nos recettes furent amputés de moitié par rapport à notre rythme habituel.
Nous avons eu l'occasion de rencontrer les nombreux potes que Nader s'était fait au cours de ses 3 mois passés ici. Ainsi nous avons pas mal fait la fête, nous avons notamment passé une soirée mémorable qui a commencé dans une boîte à ciel ouvert et s'est terminé en Barbecue sur la plage à midi le lendemain. 
Y a pas à dire le soleil, la mer et l'été font bon ménage : on était vraiment dans le mood vacances.
Nea Fokea est situé sur le premier des 3 doigts que forment la presqu'île d'Halkidiki, c'est la partie la moins sauvage. le troisième doigt est très spécial car il n'est occupé que par des moines est resté extrêmement sauvage et est interdit aux femmes (la tentation tout ça), nous avons appris quelques mois plus tard que les orgies gays allaient bons trains là bas, faussant un peu l'image que nous nous étions faite de ce lieu paradisiaque dans lequel nous ne sommes de toutes façons pas allé (de toutes façons nous étions avec Flo donc il n'en a même pas été question).
Le deuxième doigt est également assez sauvage et jonché de falaises et de criques paradisiaques. Nous y sommes donc partis en excursion quelques jours et c'était bien sympa.
Nous sommes ensuite retourné à Nea Fokea et sommes allés à une fête au beach bar du resort Sani où travaille Nader.
La, j'ai fait la connaissance d'une fille super, barmaid au beach bar et j'ai par conséquent pris racine dans le resort (Un resort est un complexe "immobilier" avec genre des hôtels, des bars, des restos et tout ce genre de conneries : disons que s'est une sorte de Disneyland sans Mickey dedans, tout ça pour dire que s'est très sympa mais qu'on est pas plus en Grèce dans un resort qu'en France à Eurodisney....) Pendant ce temps les autres ont bougés vers Athènes où ils prirent l'avion quelques jours plus tard. 
J'ai donc passé une petite semaine de Sea, Sex and Sun au bord de la mer : nous allions jouer le soir et le reste du temps nous étions dans le resort où nous connaissions tout le monde grâce à Marilena : du coup la plupart des boissons étaient gratuites, la plupart des gens étaient nos potes et c'était plutôt cool. J'ai passé 4 jours à me retrouver propulsé dans une autre case du grand jeu de la vie : j'avais une meuf, un métier et une maison (je vivrais dans la caravane de Marilena).
Cette histoire de case et de jeu de la vie tout comme l'histoire de principe de up and down est une des leçons de ce voyage dans l'immensité du monde: il s'agit d'une sorte de jeu de l'oie dans lequel chaque case fait partie du même jeu mais est totalement différente, cela rejoins une de nos discussions favorites avec Adrian dont le thème est "y a t'il UNE réalité ou DES réalités?" Il semblerait que LA réalité (à laquelle je croyais avant) ne soit qu'une sorte de cadre (le jeu) mais qu'il est peut être plus intéressant de concevoir les cases que le tout... bref...
Un jour nous avons donc plus ou moins décidé de changer encore une fois de case et sommes partis pour Thessaloniki, la deuxième plus grande ville de Grèce situé à 80 Km de Sani.  Nous y avons passé 2 ou 3 jours et avons joués dans une rue piétonne appelé Aristotelos, là, nous avons rencontré un saxophoniste ténor assez Lester Youngien avec qui nous avons le bœuf une bonne partie de la journée.
Le reste de nos journées était comme toujours pas mal occupé à jouer au billard ou au ping pong...
Nous nous sommes ensuite rendu à Athènes, ville bien sûr incontournable en Grèce. Athènes est le genre grande ville avec tout ce qu'il y a de pas top dedans : pollution, gens pressés et pas toujours aimable, embouteillages monstres.... mais aussi un vieux centre sympathique (nous avons joué dans le quartier d'Ermou pour ceux qui connaissent), des nouveaux quartiers émergeants en périphérie (Keramikos où nous avons également joué) mais ce qui fait surtout le charme de la ville c'est les vieille ruines (qu'ils essaient d'entretenir tant bien que mal) qui surplombe Athènes comme l'Acropole ou Likavitos. L'Acropole, nous l'avons visité le premier jour: c'est assez impressionnant, on s'attend chaque seconde à voir apparaître Athéna des Chevaliers du Zodiaque.... Mais le meilleur souvenir qu'on gardera de l'acropole c'est un concert en plein air avec vue sur Acropole en hommage à Maria Callas que nous sommes allé voir par l'intermédiaire de Fay, une des violoncellistes qui était également une de nos amies. Car là bas nous avons rencontré un groupe de fille sympathique: Fay donc, sa sœur Elizabeth et Maria. Ces dernières nous ont permis de découvrir Athènes de l'intérieur. Elles nous ont notamment emmenés à un concert de Paco de Lucia à Likavitos (un théâtre antique situé tout en haut de la ville dans le genre Acropole). Nous avons assisté au concert avec les "jeunes qu'ont pas de sous" sur les rochers qui surplombent le théâtre et, même si la vue sur la scène n'était franchement pas top, la vue sur Athènes était par contre très sympa... 
Nous avons donc passé 4-5 jours à Athènes et sur les conseils de certaines personnes nous avons pris un bateau pour la Crète où, paraît-il la saison estivale (et donc l'activité touristique) se prolonge jusqu'en Novembre. On nous a aussi précisé que la Crète était une sorte de Corse grecque où les gens sont très gentil et ont leur culture propre mais sont également armés, nationalistes, et qu'il fallait faire gaffe si on rencontrait des filles car les grands frères ou père nous obligeraient alors à les épouser ou nous enterreraient dans les montagnes...gloups... sans avoir pris le risque je pense que ces propos alarmants sont on ne peux plus exagérés...
Cependant les Crétois sont effectivement extrêmement accueillants et sont très attachés à leur culture notamment musicale qui est d'ailleurs de très grande qualité.
Nous avons débarqué en Crète vers le 13 septembre et y sommes encore aujourd'hui (17 octobre). A vrai dire, nous sommes arrivés à Chania (prononcer Rania (bon le R c'est une sorte de son guttural comme celui qu'on fait quand on s'apprête à cracher)) nous sommes arrivés à Chania donc, et nous y sommes toujours.
Nous avons bien tenté d'aller explorer le reste de la Crète mais Chania nous manquait trop et nous n'avons pas réussi à nous en éloigner plus de 3 jours...
Chania est une petite ville divisée en 2 parties : la ville ville :rien de super spécial c'est une ville quoi, et la vieille ville : ça c'est NOTRE Chania. La vieille ville, accessoirement là où il  a les touristes, c'est un vieux port bordés de restaurants; un vieux phare (Faros) construit par les égyptiens; un petit village charmant constitués de petites rues très serrés, pleines de couleurs et fleuries; et une rue perpendiculaire au port où se trouvent 4 bars où sont tous les jeunes de Chania : c'est de la que je vous écris actuellement. 
Lorsque nous sommes arrivés ici, la première chose qui nous a frappée (et qui contrastait méchamment avec Athènes) fut l'odeur : ici ça sent les fleurs!!!
Nous avons rapidement trouvé des endroits pour jouer notamment autour du vieux port : à vrai dire ça fait un mois qu'on fait notre tournée rituelle aux mêmes restaurants, aux mêmes heures. 
Comme d'habitude le fait de jouer nous a permis de rencontrer des gens mais nous fûmes très rapidement introduit dans le monde de cette rue où sont les bars et c'est là que nous avons rencontrés pratiquement tous nos amis.
A Chania nous avons été bénéficié d'un mouvement de sympathie générale à notre égard qui reste encore inexpliqué mais est ma foi bien confortable. Ainsi lors de notre première soirée au Deluxe (prononcer dio loux) nous avons sympathisé avec le personnel (Eleferia, Eleni, Christos) qui ont commencer à nous payer les coups. Puis le second soir, ils nous ont emmenés manger des Souvlakis et des soupes grecques à l'Agora (le vieux marché) au petit matin. La nous avons fait la rencontre de "Malaka" Bertho : un personnage : un vrai Crétois de Chania de 24 ans, plutôt enrobé avec un look de bon bougre des montagnes mais adorable comme un cœur derrière des manières très rustres. Ici en Grèce la famille est très importante et cela est également tangibles dans les relations amicales. Le climat est très bon enfant  et confortable. Le seul problème est que la grande majorité des Crétois, homme ou femme, semblent avoir un réel problème avec l'alcool : Le Chikoudia (Raki pour les touristes) coule à flot, coupé ou pas avec du miel (il est alors appelé Rakomelo (meli=miel)). Mais alors attention le Chikoudia c'est au moins 40% d'alcool... Il faut donc faire gaffe et ne pas essayer de les suivre...
Toujours est il que nous nous sommes fait de super potes : Eleni, qui nous a gentiment hébergé pendant 3 nuits, Helena, pareil pour 2 nuits, Eleferia, Christos, Vassili, Elpida, Maria, Makis, Bertho, Andreas, Georgia, Nacia, Nikos (2 nuits), Bellen (une espagnole qui fait des boules de feu), Dinos, Mariana, Valérie (oui une française) bref.... on est plutôt entouré ici et je ne cite que les principaux ... 
Pendant à peu près 2 semaines nous avons vécu à Néa Chora (pour le ch c'est pareil que Chania): il s'agit d'une plage qui a le grand mérite d'être dotée d'une douche et d'un arbre: ça à l'air con comme ça mais c'est tout ce dont on a besoin... en prime, il y a un café à côté (Aramis) avec plein de table de billard dedans, et le patron a été champion d'Europe de billard, il nous a donc montré des trucs de ouf. Nous avons appris 2 semaines plus tard que ce café était doté d'une connexion internet haut débit ce qui nous a permis de voir le premier épisode de la saison 3 de Prison Break (faut pas perdre de vue les choses importantes...)
Un matin au réveil (allez quoi ...16H00) nous avons rencontré notre voisin : Joost, un traveller Hollandais qui voyage de par le monde dans son vieux van Mercedes entretenu à merveille (et pour cause Joost était mécanicien chez Mercedes en plus d'être prof de Snowboard). Nous l'avons donc introduit à nos amis et, mécanicien dans l'âme il m'a aidé à équiper mon vibraphone de pneus à air ce qui est à la fois vachement mieux et à la fois très relou parce que les roues ne tournent pas.
Après quelques jours joost est parti enseigner le Snowboard en république Tchèque...
Ce mec était quand même très scotchant : il avait un côté très Hollandais fou fou, il était d'une serviabilité parfois envahissante et avait en même temps une sorte de sérénité intérieure impressionnante : il avait appris le Kung Fu à Honk Kong, avait traîné ses guêtres en Amérique du Sud, aux U.S.... ça fait 5 ans qu'il voyageait et avait à peu près notre âge. Bref je pense qu'on le recroisera quelque part dans le monde....
Nous avons ensuite commencé à squatter chez les gens (Heleni, Helena, Nikos) jusqu'à ce qu'on nous invite il y a 3 jours à jouer à la Catalypsi (squat en grec) Rosa Nera. Nous y avons donc joué (nous avons d'ailleurs été filmé) puis avons fait un bœuf avec des locaux et Bellen (l'espagnole) et vincent qui vivent momentanément au squat nous ont invités à y prendre une des nombreuses chambres libres que compte cette ancienne université et encore plus ancien château où vivait je ne sais quelle famille royale. C'est donc notre nouveau chez nous : il y a une douche, une cuisine, une salle commune, des chiottes, et des gens sympa qui font des activités auxquelles nous ne participons pas: hier une réunion en Grec sur leurs projets (ils sont bien sur à moitié anarchistes, activistes, etc...) et aujourd'hui visionnage d'un film d'Ingmar Bergman (donc en Danois) sous titré en Grec... alors déjà qu'on a l'impression de passer la moitié de nos journées à regarder Arte quand on se pose à une table et qu'ils parlent tous en grec, ça suffit...
Alors pour la langue: la plupart des grecs parlent un Anglais correct avec un accent cependant très prononcé, certains parlent également Espagnol, et quelques rares personnes ont des réminiscence de leurs 5 années de Français (Ils ont quasiment tous appris le Français à l'école mais il ne leur en reste en général pas grand chose...) du coup nous communiquons sans problème excepté lorsqu'on se retrouve à une table et qu'ils sont 6 ou 7 grecs (cependant ils font très souvent l'effort de parler anglais entre eux ce qui est sympa de leur part...).
Nous avons passés quelques soirées dans un bar crétois qui passe de la musique crétoise (Rebetica, Buzuki)  tous les soirs : ce lieu est tenu par un Crétois qui a voyagé de par le monde et a décoré son lieu avec des choses (gourdes, instruments de musiques, cartes routières, billets de banque) glanés au cours de ses nombreux voyages...
La musique d'ici fait penser à de la musique orientale : les échelles utilisées sont différentes des nôtres et utilisent des intervalles plus petits que le 1/2 ton. Les rythmiques impaires (notamment 5,7,9) sont abondamment utilisées et les instruments à cordes supposés accompagner (comme le buzuki) sont utilisés la plupart du temps de manière mélodique : ils doublent les mélodie qui parle d'amour ou de déracinement (notamment les Crétois de Turquie qui ont du retourner dans un pays qu'ils ne connaissaient pas, un peu comme les pieds noirs chez nous) et gardent ensuite cette mélodie comme on garde une grille harmonique. Ils utilisent de nombreuses percussions (tambourins, Darboukas, cuillères en bois) et des Lyras (sorte de violons) ou des Santuris (sorte de vibra à cordes comme on trouve en Hongrie).
Bref la vie va plutôt bien : cependant l'hiver arrive à grand pas, les touristes ont déserté la ville et la pluie s'est invité la semaine dernière donc on joue demain soir ici (au Deluxe) et après demain dans un autre café appelé Monastiri doCarlo, puis on s'arrache samedi direction les Balkans, Paris, l'Amérique du Sud, New York et qui sait....
Comme d'habitude j'aurai encore plein de choses à raconter et je remercie ceux qui ont réussi à tout lire...
Et franchement, même si je rencontre quelques frustrations notamment à cause d'une activité romantique dirons nous réduite, je ne regrette vraiment pas ce voyage....
Portez vous bien, faites attention à vous et surtout : kiffez la vie!!!           
Jacques
 
par Jacques et Adrian
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Dimanche 4 novembre 2007
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Voila, la vidéo de notre première télé!!!
Une émission (en Prime Time s'il vous plaît: 19H30) sur nous, diffusée en direct le 26 octobre 2007 sur Nea Tv, une des plus grosse chaîne (locale) de Crète.
On a un peu galéré à la mettre sur le net donc l'image est archi-compressé, les sous titres fait maisons ont un peu du mal avec les caractères français (genre è, à, ç,ù... ) et la synchro laisse parfois à désirer...
Ceci dit je pense que ça devrait vous amuser...

 

 
par Jacques et Adrian
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