Après la Suisse, quand on monte, il y a l’Allemagne.
Et en Allemagne, devinez quoi…ils parlent allemand.
Jusque là pour moi l’Allemagne c’était arte, la seconde guerre mondiale et sept années de cours avec différent professeurs.
Sept ans à m’endormir dans le fond de la classe à imaginer ce à quoi pouvait bien ressembler en vrai la Katarina dessinée un peu partout dans le bouquin.
Katarina l’hyper active. Elle passait son temps à trouver de nouvelles choses à faire, avec des mots qui lui étaient familiers.
A elle oui, mais pas à moi.
Donc à chaque fois que cette conne décidait d’aller au cinéma, faire du vélo dans le parc ou manger au restaurant, on pouvait être sur que le soir on allait se coltiner une quinzaine de nouveaux mots à apprendre par cœur, et comme si cela n’était pas suffisant, il fallait aussi les réutiliser dans des phrases avec le bon pronom selon s’ils étaient COD, COI etc…
Si la vrai Katarina avait été avec moi à ce moment là, je ne di pas, mais une fois seul devant ma feuille, je dois avouer que l’Allemagne me paraissait bien loin et le squatte chez Samy (mon pote) lui était à cinq minutes en vélo.
Bref, il me restait quand même quelques mots d’allemand et je m’en suis servit hier

en les mixant avec de l’anglais et du français, pour parler avec Marco, Niki et Hubert (prononcer Yuberte).
Nous les avons rencontrés à la première et seule terrasse ou nous avons joué à Stuttgart.
Ils nous ont rapidement et très gentiment proposé de dormir dans leur appartement en nous disant que cela serait certainement plus agréable que la voiture.
Comment ne pas être d’accord avec cette logique implacable.
Nous voilà donc partit pour leur chez eux.
Après une petite collation, Marco nous parle d’un pote à lui qui tient un restaurant dans lequel on devrait pouvoir jouer et passer le chapeau.
Vu que le beau temps n’a pas été au rendez-vous (l’Espagne est bien loin), les terrasses de Stuttgart n’ont pas été très rentables pour nous.
Alors pourquoi pas, cela nous permettra de jouer dans un cadre plus cool que la rue et de rencontrer du monde.
C‘était restaurant était assez classe genre Ikea avec une touche espagnole.
Ils ont l’air d’apprécier le design en Allemagne !
Le seul problème de ces grands espaces c’est que les archis d’intérieur n’ont pas du discuter souvent avec des musiciens, du coup, le son tourne la dedans pire que dans une cathédrale.
Enfin bon, ils nous offert des caïpirinhas et nous avons joué une heure ou deux, vendu quelques disques et discuté avec la serveuse pendant quelque temps.
Puis retour chez Marco, Niki et Robert.
On parle de tout et de rien, en croisant les trois différentes langues que nous connaissons tous plus ou moins, et après quelques heures, nos hôtes vont se coucher vu qu’ils se lèvent tôt le lendemain matin.
Marco pour aller bosser, il dessine des fringues, Niki pour se rendre dans l’entreprise de design ou elle fait son stage et Robert pour aller réparer les ascenseurs (il doit rendre pas mal de gens heureux celui là).
Aujourd’hui, même temps qu’hier.
On visite la ville et à la première éclaircie, on se jette sur une terrasse un peu pleine, et on joue.
Après ça, il faut manger, c’est déjà le soir (nous n’avons toujours pas réussi à nous mettre dans le rythme « normal » qui consiste à dormir la nuit et vivre le jour).
Pour le dessert, un petit concert de jazz Moldave dans un des clubs de Stuttgart, plutôt sympa.
Le type qui tient l’entée nous à entendu jouer l’après midi, du coup moitié prix pour les crevards, cool!
Avant d’arriver dans le club, nous avons cependant eu le plaisir de faire la connaissance des flics en civil de Stuttgart.
Comme partout, au premier abord, on se demande qui sont ces types chelou qui arrivent vers vous, l’air décidé à vous parler, et quand ils sortent leurs cartes on comprend qu’ils veulent vous casser les couilles.
Ce qu’ils on fait pendant près d’un quart d’heure, mais n’ayant rien à nous reprocher, ils nous ont libéré et sont allé trouver une occupation ailleurs.
Après le concert, un petit billard, l’activité du voyage.
Je gagne la deuxième manche du tournoi qui m’oppose à jacques.
Même s’il est vrai qu’il a joué de malchance, je ne peux m’empêcher de lui montrer ma satisfaction en lui scandant le score. Evidemment, cela l’énerve, et plus il s’énerve plus c’est drôle !
Nous décidons ensuite de partir pour Köln (Cologne), qui est parait il plus vivante que Stuttgart.
En voiture !
Un peu de « Rage against the machine »à donf pour évacuer la défaite au billard et roule.
Il est maintenant six heures du matin et nous sommes à trente quatre kilomètres de notre destination.
Jacques me précise que nous allons bientôt fêter les huit mille kilomètre depuis notre départ.
L’Ipod joue du Bob Marley et le soleil éclaire le ciel nuageux.
Salut à tous !
Adrian